A
l'occasion du Festival de Saint-Quentin en Yvelines, Cathy a rencontré Claude
Mesplède, figure bien connue des amateurs de polars, auxquels
il lui plait de s'affilier.
Cathy
Fourez : Vous
avez le prestigieux titre (à faire
pâlir les universitaires les plus aguerris dans le domaine)
de "spécialiste",
voire "d’érudit" international des littératures
policières
; oui mais chacun sait que le génie n’est pas inné, ça se
construit… alors
pour satisfaire notre appétit, racontez-nous ce qui vous
a incité à vous
allaiter de nourritures "polardeuses" ?
Claude Mesplède : Certes, ce
ne sont pas les appellations qui font défaut. On
me prétend
aussi "le pape du polar" et dans son Panorama
du polar français, le regretté Maurice
Périsset m’avait situé parmi les éminences grises.
Mais à tous
ces vocables, notamment à ce titre de spécialiste,
je préfère,
comme l’a si bien exprimé mon collègue et ami Michel
Boujut, le terme d’amateur, car même si aujourd’hui,
je touche quelques droits d’auteur pour les ouvrages
que j’ai écrit,
je me suis d’abord intéressé au polar par passion
et par goût. Uniquement pour le plaisir.
Les choses
ont commencé très
tôt, puisque dès l’âge de huit, neuf ans, j’avais
la possibilité d’alimenter
mes lectures en fouillant dans la bibliothèque
de mon père
qui enseignait les lettres au lycée Berthelot de
Toulouse. Ne subir aucune contrainte, ni stimulation,
ni interdiction,
me semble une excellente méthode pour inciter un
gamin à lire,
voire à dévorer puisque je lisais tout ce qui me
tombait sous la main. Je lisais sans aucun discernement,
curieux
de tout avec ma jeunesse et ma naïveté (j’ai cru
au Père
Noël jusqu’à mon entrée en sixième, à l’âge de
10 ans). C’est ainsi que j’ai lu, encore enfant, Les
aventures du roi Pausole et Les
Chansons de Bilitis de Pierre Louys
sans trop comprendre de quoi il s’agissait. Autre
exemple, dans Chroniques
du règne de Charles IX de Prosper
Mérimée,
un galant pressé de consommer une belle, tranche
au couteau les lacets de son corset pour la dévêtir
plus rapidement. Ces détails dont je ne saisissais
pas très bien le sens,
me troublaient toutefois. C’est à la même époque
que j’ai
lu un grand nombre de romans d’aventures comme Les
Aventures de Télémaque de Fénelon
ou les exploits d’Hercule. J’ai toujours adoré les
légendes issues
de la mythologie qu’elle soit grecque ou latine.
C’est
d’ailleurs en sixième que j’ai présenté, à la demande
d’un
professeur, ma première conférence à mes condisciples à propos
des douze travaux d’Hercule. Un ou deux ans plus
tard, obligé de subir une quarantaine suite à une épidémie
d’oreillons,
j’ai lu La Bible,
de nombreux contes de Maupassant et Salammbô de
Flaubert, un roman pour moi resté mythique dont
j’évoque
souvent l’incipit ("C’était à Mégara, faubourg
de Carthage, dans les jardins d’Amilcar"). De telles
lectures facilitent celle d’ouvrages policiers
car il y a la même
richesse narrative assortie du plaisir de découvrir
des mondes étranges ou interlopes. J’ai donc lu
mes premiers polars à dix ans. Je m’en rappelle
encore, à tout
le moins l’intrigue. Le premier titre, La
Dernière enquête de l’inspecteur Ralston,
un fascicule de 120 pages de la collection « Le
verrou »,
signé Peter Cheyney, m’avait totalement
scotché. Le coupable était un faux paralytique
qui, pour détourner les soupçons, passait sa journée
dans un fauteuil roulant. Il y eu ensuite les enquêtes
d’Agatha Christie
et celles de Simon Templar, ce personnage créé par
Leslie Charteris et qu’on a surnommé le Saint.
C. F : Depuis
Edgar Alan Poe, considéré comme le père fondateur du genre policier,
ce courant littéraire n’a cessé de renaître de ses codes,
soit de façon conformiste et rigide, soit de façon irrévérencieuse
(travestissement, transgression, subversion, parodie des
règles), générant toute une kyrielle de variantes dans
le maniement rédactionnel de la narration policière. Quelles
sont celles qui ont votre préférence et pour quelles
raisons ?
C. M : La plupart des gamins
ont entamé leur
cycle de lectures policières avec Le
Club des cinq ou des ouvrages similaires.
Moi j’ai lu un auteur anglais, Arthur Ransome, qui mettait
en scène un groupe d’adolescents à qui arrivent des tas
d’aventures auxquelles il était facile de croire tant elles étaient
réalistes. Par la suite, j’ai grandi en partageant mes
lectures sur deux terrains : celui des classiques avec
Zola, Benjamin Constant, Flaubert, Gérard de Nerval etc.,
et celui du roman populaire et policier avec Paul Féval
(Les Mystères de Londres),
Eugène Sue (Les Mystères
de Paris), Maurice Leblanc, Gaston
Leroux, Agatha Christie, Ellery Queen et surtout
Patrick Quentin,
créateur d’un couple, Iris et Peter Duluth, dont les aventures
me fascinaient. Pendant mon service militaire, j’ai aussi
beaucoup lu d’autant que cette période durait 27 mois avec
la guerre en Algérie. J’ai découvert Aragon, Roger Martin
du Gard, Henri Barbusse, etc. Tous écrivaient contre la
guerre ! Retour à la production en mai 1961. Je réintègre
les hangars de révision d’Air France à Orly. En 1963, le
syndicat CGT me désigne tête de liste des délégués suppléants
et me voilà élu au comité d’établissement pour deux ans.
Je troque ma paire de bleus contre des habits mieux adaptés
au travail de bureau et je m’initie à la gestion d’un restaurant
et de son personnel. Je découvre quelques magouilles et
autres trafics d’un gérant qui ira se faire voir ailleurs
assez rapidement (Plus tard, j’évoquerai ces expériences
dans mon roman Le cantique
des cantines). Chargé également des questions
culturelles, j’organise les premières rencontres entre écrivains
et artistes avec les ouvriers et employés d’Air France.
Dès la seconde expérience c’est un succès. J’ai invité Jorge
Semprun à l’occasion de la sortie de son livre Le
Grand voyage. Si c’est son premier livre,
moi c’est ma première interview sur une scène qui plus
est, avec dans la salle plus de 150 personnes attentives.
Tout se passera bien grâce à la gentillesse de mon interlocuteur
qui, sans le savoir, m’a mis le pied à l’étrier pour la
suite de mes activités littéraires. Ce type de rencontres
sera poursuivi durant pas mal d’années à raison d’une séance
mensuelle bien fréquentée. Mon mandat de deux ans achevé,
je quitte le comité d’établissements car mes camarades
préfèrent m’élire à la tête du syndicat d’Air France Orly
qui, à l’époque, compte 1500 adhérents pour un centre industriel
de 4500 salariés. Toutes ces précisions sont utiles pour
comprendre comment s’est effectuée ma rencontre avec ce
que nous appelons en France, le roman noir. Certes, mes
activités militantes n’avaient pas sclérosé ma boulimie
de lecture mais je fréquentais davantage Karl Marx que
les œuvres complètes de James Hadley Chase, même si ma
bibliothèque policière grossissait à chacun de mes déménagements.
C’est un samedi matin, en allant faire le marché, que j’ai
acheté à un bouquiniste La
Moisson rouge de Dashiell Hammett.
Outre ce style behaviouriste dont je raffole depuis,
l’histoire,
passionnante, narrait comment le patron d’un complexe minier
(il possède la mine, les magasins d’alimentation, les logements
des mineurs, etc.) confronté à une grève dure, fait appel à des
Gunmens (des gangsters) pour mater le prolétariat. Toutes
proportions gardées, je retrouvais dans un livre policier,
un peu de mes préoccupations quotidiennes et je n’avais
guère de difficultés à m’identifier avec tous les
syndicalistes qui en peuplaient les pages. La Moisson
rouge restera à jamais mon livre de chevet
parce que j’y ai découvert un microcosme de l’Amérique
de la prohibition et de la répression syndicale qui m’a
littéralement laissé scotché. Avant d’avoir lu ce livre,
j’ignorais qu’un polar puisse décrypter de façon aussi
claire la société capitaliste. Hammett me l’a fait comprendre
et surtout, il m’a incité à découvrir le roman américain
dans sa diversité.
Que s’est-il donc passé dans cette ville surnommée Poisonville ? Hammett
qui a l’art du raccourci, le dit en une seule phrase que je connais
par cœur
: "le dernier crâne fendu, la dernière côte enfoncée, le prolétariat
conscient de Personville ne fut plus qu’une fusée éteinte". Pour
exemple, il n’est qu’à lire l’article
que le journaliste James Cain (Le Facteur sonne
toujours deux fois) publia en 1922 à propos de la bataille du
charbon. Il racontait comment des patrons de mines, excédés de ne pouvoir
exercer leur pouvoir, avaient loué quatre avions pour faire bombarder
un rassemblement de mineurs et de leurs familles.
J’ai vite compris combien le roman noir américain me permettait de conjuguer
le plaisir de la lecture avec l’enrichissement de mes connaissances sur le monde
passé et présent car, et c’est la leçon que Hammett nous transmet. Par le vecteur
d’une histoire policière, on peut raconter des tas de choses et faire vivre des
personnages de chair et de sang. Et même si j’apprécie le cas échéant de lire
une enquête de Hercule Poirot, ce type d’ouvrage est à cent coudées du réalisme
de Hammett et de ceux qui ont choisi de s’exprimer par le roman noir.
C. F : Longtemps
considéré comme
une "pseudo-littérature", une "sous-littérature",
le genre policier connaît cependant et tout particulièrement
depuis quelques années, non seulement un essor fulgurant
mais également du respect et un vif intérêt : organisation
de festivals nationaux et internationaux, rayon spécialisé dans
les librairies, sites internet et revues, publication
d’encyclopédies
et ouvrages critiques, travaux universitaires, auteurs
de la littérature "blanche" qui flirtent parfois
dans leurs fictions avec le genre… Comment interprétez-vous
ce "phénomène" ?
C. M : Ce phénomène est complexe et il
serait prétentieux d’affirmer en détenir les clés car c’est
très certainement le résultat de plusieurs facteurs. Tout
d’abord, depuis plus de trente ans, le roman français est
devenu (à quelques exceptions) inintéressant et de type
nombriliste. Un certain nombre de personnes se sont alors
détournées de cette littérature pour lire des polars, un
des rares espaces où l’on sait raconter une histoire. S’y
ajoute que la planète est passé depuis belle lurette sous
la coupe des tenants du libéralisme à tout crins et que
le roman noir n’a jamais été aussi vivace que dans ce climat
car il incarne alors une voix dissonante, qui fait désordre
dans le consensus ambiant où la plupart des forces politiques
qu’elles se disent de droite ou de gauche, chantent à quelques
bémols près la même rengaine. Non seulement, le polar ne
s’accorde pas avec ce monde conformiste mais souvent il
le dénonce. Il sert parfois ainsi de pole de ralliement
entre gens qui voudraient changer le monde.
Ceux qui ont répété pendant des années que le polar ne valait rien, sont contredits
tous les jours par le contenu et la richesse des ouvrages édités. La qualité de
l’écriture est la marque indélébile du polar contemporain. Les gens qui lisent
du polar n’ont donc plus aucun complexe par rapport aux litanies d’antan. Ils
en lisent sans honte et font du prosélytisme.
On peut aussi noter un changement au sein du lectorat
féminin. Il y a une trentaine
d’années, les lectrices restaient majoritairement des adeptes du suspense (Mary
Higggins Clarke) et du roman d’énigme (Agatha Christie). Puis un certain nombre
de romancières ont investi le roman noir. Leurs héroïnes ne sont plus de vieilles
dames en pantoufles qui mastiquent des biscottes mais d’énergiques quadragénaires
qui font leur jogging tous les matins. Après avoir largué leur Julot des faubourgs,
elles s’assument seules dans des enquêtes au cours desquelles elles expriment
des revendications féministes et le droit à la différence en matière de sexualité.
Cette liberté de ton coïncidant avec celui de milliers de femmes engagées dans
les combats féministes des années 70, conditionnera le choix des ouvrages
pour ces nouvelles lectrices.
Mais à tout cela, il convient d’ajouter pour la France tout ce qui a pu surgir
après la naissance de l’association 813 et des festivals de Reims (1979-1986),
Grenoble (1987-1989), Saint-Nazaire (1988-1997). Auparavant, les amateurs étaient
plutôt isolés, chacun dans leur coin. Là, on se rend compte que pas mal de gens
partagent une passion commune. De telles réunions permettent de commencer à fédérer
les énergies. De grands auteurs sont invités, et le public suit. On échange,
et les lecteurs osent enfin avouer leur amour du genre, que l’on cachait auparavant
comme quelque chose d’un peu honteux. En même temps naît la collection Rivages/Noir
de François Guérif. Les débuts sont difficiles mais la réussite, notamment grâce
au succès des bouquins d’Ellroy, change l’attitude des éditeurs vis à vis du
genre. Avec ses traductions complètes et soignées, son suivi des auteurs, Rivages
oblige la concurrence à réfléchir. Le polar gagne en respectabilité et de nombreuses
collections commencent à naître.
C. F : Quels
sont les pays les plus novateurs, les plus prolifiques dans
la production
littéraire du genre
policier ? Comment l’expliquez-vous et quelles sont les
tendances du courant les plus exploitées ?
C. M : Parmi les plus novateurs on
trouve la Suède avec une pépinière d’auteurs talentueux même si
certains épigones soient moins brillants. Il y a aussi
le Royaume uni avec des Anglais comme Minette Walters,
Val McDermid, John Harvey, Nicholas Blincoe. Mais aussi
des Écossais qui se nomment Ian Rankin, Christopher Brookmyre,
Philip Kerr sans oublier mon vieil ami William McIllvaney.
Si chez les anglo-saxons, le roman historique reste la
tarte à la crème quotidienne, le roman de procédure policière
est très prisé par le plus grand nombre : Rankin, Harvey,
Mac Dermid parmi ceux déjà cités mais aussi chez les nouveaux écrivains
encore peu connus. La novation vaut aussi pour l’Italie
et l’Espagne où les régimes fascistes ont, des années durant,
empêché que se manifeste toute opinion contradictoire.
Il y a enfin toute l’Amérique latine qui s’est ouverte à ce
type de récit sans pour autant renoncer à l’onirisme et à la
dérision entre autres qui sont des attributs évidents des
littératures latino-américaines
C. F : Le
roman noir est-il la meilleure manière selon vous
d’écrire l’angoisse
et la"danse macabre" (expression
empruntée à Alain Demouzon) de nos sociétés ?
C. M : Je ne sais pas s’il constitue la
meilleure manière mais pour moi, il est celle qui correspond à ma
sensibilité de lecteur
C. F : Quelles
sont vos attentes dans le domaine du polar pour
l’année
2005 ?
C. M : Que le nombre d’ouvrages publiés
(entre 1350 et 1400 titres chaque année) se ralentisse
un peu car personne n’a le temps de tout lire.
Ce type de surproduction ne favorise pas le polar
C. F : Quels
sont les romans que vous avez lus dernièrement et qui ont suscités chez vous de
l’intérêt, voire même de la fascination ?
C. M : L’an passé , il y a eu Shutter
Island de Dennis Lehane et un roman français de Hervé Lecorre
: L’Homme aux lèvres
de saphir.
C’est un bijou comme vous vous en doutiez !
C. F : Vous
vous êtes déjà essayé à l’écriture "polaresque"
(par exemple, Le
cantique des cantines),
alors c’est pour quand la prochaine
publication de votre "créature" ?
C. M : … j’ai un titre si
vous voulez : "claudio.m.com/detective.publinet",
qu’en dites-vous
? Comme cette question m’est souvent posée, je
reprends une réponse déjà exprimée ailleurs car
elle correspond bien à mon tempérament. J’estime
que je n'ai rien à apporter
par le biais d'un roman. D'autre part, lorsque
je lis Vargas, Oppel, Dessaint, Pennac, Raynal
et quelques
autres, je
trouve ma façon d'écrire bien plate. Alors je préfère
laisser le soin d'écrire des romans à ceux qui
font cela très bien.
Je n'ai aucune ambition littéraire. Par contre,
j' adore transmettre le virus de la lecture aux
autres.
J'aime faire
partager mes passions et comme je suis né à une époque
où le polar était vilipendé, j'ai eu envie de le
défendre
et de faire ce qu'on n'avait encore jamais fait.
Un ouvrage consacré à la vie et à l'oeuvre de tous
ces romanciers méprisés par l'intelligentsia afin
qu'il reste une trace d'eux, qu'ils ne soient pas
complètement oubliés.
>>
Pour lire les articles de
Claude Mesplède sur Europolar.
>> Bibliographie (d'après mauvaisgenres.com) :
1982. Voyage au
bout de la noire (Futuropolis),
en collaboration avec Jean-Jacques Schléret. Biographie, bibliographie et
filmographie de 732 auteurs de Série Noire et Série Blême,
(1945 à 1980). Trophée 813 de la meilleure étude policière
de l’année.
1985. Voyage au
bout de la noire. Tome 2. Avec 72 nouveaux
auteurs (1980/1985).
1988. Pas de peau
pour Miss Amaryllis (Souris
Noire, Syros). Histoire policière pour enfants. Adapté à la télévision
(Souris Noire FR3).
1992. Les
Années Série Noire (Encrage). Tome 1 -
1945/1959. Etude de la collection Gallimard.
Chaque volume comprend l’analyse de 500 titres (résumé complet de l’ouvrage,
jugement critique, citation, curiosités) des fiches personnages,
plusieurs index (thèmes, personnages, traducteurs, titres
originaux, lieux, titres français) et une approche de la
politique éditoriale suivie année après année. Trophée
813 de la meilleure étude policière de l’année.
1993. Les
Années
Série Noire (Encrage). Tome 2 - 1959/1966.
1994. Les
Années
Série Noire (Encrage). Tome 3 - 1966/1972.
1995. Les
Années
Série Noire (Encrage). Tome
4 - 1972/1982. 1995. La Crème du crime (L’Atalante). En collaboration
avec Michel Lebrun. Anthologie de la nouvelle noire et
policière francophone. Choix de 88 textes précédés d’une
histoire du roman policier français des origines à nos
jours.
1995. Chroniques
au noir (Options). Recueil des
articles publiés dans la revue Options
(1993/1995).
1996. Le Cantique
des cantines (Baleine) roman
de la série Le
Poulpe.
1996. Les
Auteurs de la série noire (Editions
Joseph K.). Edition revue et augmentée
de Voyage au bout de la noire (1945/1995).
1999. Joyeux
Noëls (Fleuve
Noir). Réalisation d’un recueil de nouvelles noires inédites
avec treize auteurs français.
2000. Les
Années
Série Noire (Encrage). Tome
5 - 1982/1995 2003. Dictionnaire des
littératures policières.
2 volumes (Joseph K.)
2003. Dictionnaire
des littératures policières (Joseph K., Nantes)