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Le Miroir des ombres Convertir en PDF Version imprimable
crit par Sophie Colpaert   
26-08-2008

Brigitte Aubert  "Le Miroir des ombres " 10/18

 

 

Un nouveau roman de Brigitte Aubert est toujours un petit évènement. Cette année, c'est dans la célèbre collection Grands Détectives (éditions 10/18) que l'on retrouve cette reine du suspense et du frisson. Elle est aux commandes d'une série historique dont voici le premier tome, Le Miroir des ombres.

 

ImageNous sommes à Paris en 1891 et Louis Denfert s'efforce de faire son trou au sein de la rédaction du Petit Éclaireur. Mathilda Courray, une gouvernante anglaise, a été découpée en morceaux dans le Paris-Marseille. André Gillières, le rédacteur en chef, y voit une occasion de damer le pion à son principal concurrent, Le Petit Journal. Il expédie Louis à Dijon, là où se rendait Mathilda, en lui rappelant sa devise, "du sang, du sens et du sensationnel !". Pas le temps de prévenir sa jolie Camille qui répète à la Comédie-Française, Louis boucle sa valise à toute vitesse et se jette dans le train au moment où l'on ferme les portières. Arrivé en gare de Dijon, il se met tout de suite en quête de la scène du crime et des témoins, noircissant d'abondance les pages de son petit carnet qui ne le quitte jamais. Moins de vingt-quatre heures se sont écoulées depuis la découverte du corps. Les mémoires sont encore vives et une tournée générale a vite fait de délier les langues les plus réticentes. Jamais à court de ruse, Louis parvient à se glisser à la morgue pour voir le professeur Lacassagne autopsier le corps et bénéficier ainsi, en même temps que la police, des conclusions du brillant patricien. Fouillant dans le passé de la victime, Louis découvre que la vie de Mathilda était fort éloignée du cliché, habituellement rigide, associé à la fonction de gouvernante. Persuadé que l'explication du crime se trouve en Angleterre, il obtient de son journal de traverser la Manche et embarque dans son sillage Émile Germain, un ancien militaire trop heureux de se dégourdir les jambes au contact de la jeunesse de Louis. Continuant leur enquête, les deux hommes découvrent en Mathilda une jeune femme aux moeurs libres qui comptait parmi ses amants Augustin Leprince, inventeur d'une caméra. Leprince disparu depuis un an, Mathilda assassinée, tout ceci aurait-il à voir avec l'invention ou ce qu'ils auraient pu filmer ?...

 

Un style vif, léger, des répliques qui fusent, des personnages intrépides, Le Miroir des ombres n'est pas sans rappeler ces romans-feuilletons de la fin du XIXème siècle, où l'on tenait le lecteur en émoi d'un épisode à l'autre avec moult rebondissements et révélations inattendues. On écrit plus tellement de la sorte de nos jours et la série policière de Brigitte Aubert qui démarre ici n'en est que plus rafraîchissante. L'auteur a soigné sa reconstitution de l'époque, tant dans les progrès techniques que dans les tâtonnements. Sa passion pour le cinéma donne corps à cette première intrigue qui tourne autour des premières machines de projection et des enjeux que représentaient  ces inventions. On apprend beaucoup et on s'amuse beaucoup à la lecture de ce Miroir des ombres... vivement le suivant!

 

Dernire mise jour : ( 19-01-2010 )
 
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